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Prendre contact ft Catherine Delamare
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Date d'inscription : 22/03/2018
Sam 18 Aoû - 3:46
8 juin 2017

Elle avait tout essayé, mais rien ne marchait avec Martin. Elle voulait simplement le prévenir que tout aller bien, qu'il ne fallait pas qu'il panique, qu'elle s'occupait de Lucas. Seulement à chaque fois qu'elle essayait de lui parler c'était un désastre ; c'était à peine s'il ne prenait pas le fuite à chaque fois. Maxime commençait à perdre espoir. À l'origine elle voulait les rassurer, tout comme elle avait réussit à rassurer son père, mais avec la famille Delamare cela semblait être plus compliqué. Peut-être y arriverait-elle au travers de leur mère ? Catherine était très scientifique alors avec un peu de chance elle ne prendrait pas peur au moindre élément paranormale !

Sautant de la balançoire elle courut vers le gymnase, mais elle fut propulser en arrière. C'est vrai qu'elle ne pouvait pas y accéder, il y avait cette barrière qui l'empêcher d'aller plus loin. Elle ne la voyait pas, mais elle la sentait bien à chaque fois qu'elle avait essayé et cela ne faisait vraiment pas du bien. Après quelques minutes d'inconscience, l'adolescente se releva et consulta sa montre. 17 h 30, avec un peu de chance Catherine ne serait plus au gymnase, mais chez elle a préparer le retour de Martin et Alexandre. Elle courut alors aussi vite que possible pour aller chez eux. Elle connaissait très bien le chemin et en cinq minutes elle y fut. Sans rien demander elle entra et tendit l'oreille : elle entendait la voix de Catherine dans le salon. Visiblement elle faisait du rangement, une pile de papier manuscrit sous les bras. Les larmes lui montèrent aux yeux à cette vision : cela lui rappelait tellement sa mère dont elle n'avait plus aucune nouvelle. Elle lui manquait, elle aurait tant voulu qu'elle soit là pour lui dire que tout aller bien.

D'un geste rageur elle chassa les larmes qui menaçait de pleurer. Elle n'était pas là pour s'apitoyer sur son sort, il fallait qu'elle soit forte et fasse de son mieux. Elle devait accomplir une mission et il était hors de question qu'elle s'en détourne. Maxime jeta un regard sur toute la pièce, cherchant quelque chose qui pourrait lui être utile. Il y avait un stylo qui traînait sur au sol, des feuilles de brouillon sur la table à manger, si elle voulait écrire un message, il faudrait d'abord qu'elle amène Catherine à la table pour ensuite écrire, dans le cas contraire elle pourrait croire à un mot écrit par Martin à qui sa meilleure amie lui manquait. Elle l'avait entendu et il lui manquait aussi. Elle aimerait tellement réussir à lui faire comprendre sa présence ! Ainsi ils pourraient enfin se retrouver.

Maxime poussa un long soupir, mais afficha un regard déterminé. Elle alla rapidement récupérer le stylo, puis se posa devant sa deuxième maman. Elle n'avait encore jamais essayé de rentrer en contact direct avec quelqu'un, donc elle priait pour que son idée marche. Catherine était de dos, alors l'adolescente la frappa gentiment, puis une fois qu'elle fut retourner, elle se jeta dans ses bras. Même si elle ne pouvait pas la voir, cela lui faisait du bien de la sentir contre elle. Elle avait cette odeur d'hôpital qu'elle trouvait quelque part rassurant. Elle resta ainsi quelques secondes avant de tirer sur sa blouse pour essayer de l'attirer vers la table à manger.
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Date d'inscription : 10/08/2018
Localisation : A Horla-sur-eau, probablement en train de soigner des enfants
Lun 27 Aoû - 6:40
Catherine était un peu fatiguée, mais pourtant les responsabilités étaient présentes, même en ce temps où tout le monde vivait un peu coincé sur ce haut de montagne. Oui, on pouvait parler de montagne, à ce niveau-là, où le monde paraissait tellement bas, tellement inaccessible. Elle voudrait tellement pouvoir retrouver son mari, celui qui la soutenait, autant moralement qu’à la maison… Cette présence utile, qui était capable de lui dire « pose toi deux minutes, je vais te faire un café, on rangera après ». Là, elle était toute seule, ses enfants partis jouer on ne savait où. Elle s’inquiétait un peu d’où ils étaient, mais à vrai dire, son mari et elle avait la politique du « laisser vivre », surtout qu’en cette période, tout le monde veillait sur tout le monde. Horla-sur-Eau n’était pas une de ces énormes métropoles où des horreurs arrivaient à chaque coin de rue, alors… La confiance était là. Elle pouvait faire un brin de rangement le temps qu’ils rentrent…

Toujours vêtue de sa blouse qu’elle mettait à l’hôpital de fortune où étaient allongés ces enfants malades, ses notes médicales sous le bras, elle regardait autour d’elle, analysant ce qu’elle aura à faire. Ramasser cette vaisselle, la mettre de côté le temps de pouvoir la nettoyer – elle préférait économiser un peu l’eau, on ne savait pas ce qui allait arriver. Ramasser les bougies, que la famille utilisait plutôt que de consommer une électricité qui pouvait se faire rare au bout d’un moment. S’ils étaient à l’aise, son côté professionnel de la médecine se sentait coupable d’allumer une lumière, qui pourrait prendre une énergie qui pourrait sauver une vie.

Ainsi, dans cette pénombre, Catherine était sur le point de commencer à ranger, quand elle sentit quelqu’un taper dans son dos, pour attirer son attention. Persuadée d’avoir un de ses fils encore debout – sachant que l’un d’eux était dans ce coma de malheur – elle se retourna : « Ah, je me demandais justement où… » pour ensuite se taire d’un coup, elle ne vit personne. Par contre, elle senti quelque chose, qui la prenait dans ses bras.

Elle prit peur, Catherine. Sur ce coup-là, c’était totalement inexplicable, elle ne comprenait pas.

Au début, elle prit cela pour son imagination qui s’emballait. Qu’elle s’était imaginée l’arrivée de ses fils, et que du coup son cerveau s’était mis en fonction tout seul. Mais ça ne se pouvait pas, encore moins quand elle sentit quelque chose la tirer vers la table à manger. Là par contre, Catherine poussa un cri, lâcha ses papiers, et recula, afin de se retirer de son emprise. « Punaise, il se passe quoi là ?! » De ses mains elle tripota l’endroit de sa blouse qui avait été tiré, se demandant s’il n’y avait pas un fil qui s’était accroché, soit par accident, soit parce que quelqu’un voudrait lui faire une très mauvaise blague. « Qui est là ? » cria-t-elle dans le vide, se faisant la remarque au même moment que beaucoup des victimes dans les films d’horreur… posait la même question avant de mourir.
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